Carnets de Voyage (Walter Salles, 2003)

Publié: juin 22, 2013 dans Citations, Film, Image, La boîte à merveilles, Musique

Diarios de motocicleta

« Ceci n’est pas un récit d’exploits impressionnants, c’est un fragment de vie de deux êtres qui ont parcouru un bout de chemin ensemble en partageant les mêmes aspirations et les mêmes rêves. »
Ernesto Guevara de la Serna, Carnets de voyage

Ernesto Guevara de la Serna. Un nom qui sonne mal. Ou plutôt, qui sonne faux, tandis que l’empire médiatique de l’outrance, avide de spectaculaire, en a fait un mythe aseptisé pour le ranger dans la norme.

« Che guevara », idole de surface, figure travestie aux causes perverties. Symbole de tout et de rien, d’une jeunesse fade exaltée par de faux airs de révolte. Produits dérivés portant un visage non consentant aux nues d’une société du profit à tout prix, aux antipodes des idéaux qui l’ont guidé de son vivant.
Profanation de la vie et des actes d’homme indigné par la réalité que l’on camoufle sans remords, de l’infamie quotidienne traversée en silence par tant de ses semblables et rencontrée au fil de la route.

Pour laver l’affront et comprendre qui était vraiment ce personnage mondialement méconnu, jetez un œil à ce road-movie retraçant le voyage initiatique de l’étudiant en médecine de 23 ans parti avec ses rêves, son imagination et sa soif d’aventure pour seuls bagages.
En selle d’une machine déglinguée à travers le continent sud américain, livré au hasard et à l’improvisation pour regarder en face la grandeur retranscrite sur le papier et constater les errements d’une civilisation.
L’occasion de suivre la prise de conscience progressive qui fera naître l’essence de la lutte du Che, tout en ressentant cette même rage bouillonnante se propager en nous.


« No es este el relato de hazañas impresionantes. Es un trozo de dos vidas tomadas en un momento, en que cursaron juntas un determinado trecho, con identidad de aspiraciones y conjunción de sueños. Fue nuestra visión, ¿demasiado estrecha? ¿Demasiado parcial? ¿Demasiado apresurada? ¿Fueron nuestras conclusiones demasiado rígidas? Tal vez. Pero ese vagar sin rumbo, por nuestra mayúscula América, me ha cambiado más de lo que creí. Yo, ya no soy yo, por lo menos no soy el mismo yo interior. »

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