Sur le toit de Paris (enfin presque)

Publié: septembre 3, 2013 dans Cartes Postales

Voici, avec un peu de retard, le récit d’une aventure parisienne…

Courir les escaliers de la Tour Eiffel pour faire nos adieux à la capitale : L’idée est venue lors d’un parcours sportif avec Pierre. Une manière d’admirer Paris et garder un beau souvenir pour la route, puisque nous partons en province poursuivre nos études.
Le rendez vous était donc fixé le jeudi 29 août, à 8h30 à la station Bir Hakeim, histoire de s’échauffer un peu avant de monter.

Seulement voilà, ça aurait été trop facile. C’est ainsi qu’en me levant, j’ai appris que je devais passer faire une prise de sang le matin même, avant de partir. J’ai filé en vitesse au laboratoire, histoire qu’on me vide un petit flacon et que je me sente plus relax. En plus, l’infirmière a raté son coup… Voulant éviter de perdre du temps, je me suis enfui dès que possible, suscitant des regards inquiets dans mon sillage.
C’est avec deux petites piqûres dans les bras que j’ai pris le train direction Paris, où j’ai retrouvé Pierre avant 9 heures.

Après un peu d’attente dans la queue en arrivant sur le site, nous pouvions enfin nous élancer dans les entrailles de la tour !

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Les premières marches défilent rapidement, et nous nous faufilons ente les quelques visiteurs déjà engagés dans les escaliers… L’ascension est magique car au fil des pas, on s’élève un peu plus dans ce Paris que l’on voit prendre vie à travers les armatures métalliques, le soleil caressant les façades et les avenues.

Au bout de trois minutes, on atteint le premier étage. Les sensations sont bonnes malgré les restes de fatigue, et l’absence de vrai échauffement.

On continue donc avec l’escalier pour le deuxième étage, et les pas sont de plus en plus pesants. L’allure se ralentit jusqu’à ce qu’aux trois quarts de la montée, je n’arrive plus à enchaîner les foulées.
Distancé par mon compagnon d’échappée, je franchis les dernières marches menant au deuxième étage à bout de souffle et les jambes raides. On ne le dirait pas à première vue, mais c’est intense, de monter deux étages !!
Après huit minutes d’efforts, on arrivait au sommet par défaut de notre ascension, puisque l’on ne peut accéder au troisième et dernier étage qu’avec les ascenseurs. Là haut, on a pris le temps de souffler et boire, pour rassembler nos forces en vue de la descente. Mais on a surtout profité de la vue grandiose sur Paris, s’éveillant petit à petit sous un ciel magnifique .

Voilà quelques photos :

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La pause nous ayant permis de reprendre nos esprits, on a pris les escaliers dans l’autre sens et entamé une descente géniale, le champ libre devant nous permettant une liberté totale.

Contrairement à la montée (où mon souffle bruyant aurait de toute façon couvert les sons) , j’ai pris une vidéo de notre chevauchée :

Dévaler ces marches a été un plaisir à l’état pur, et entre les sauts et autres cabrioles, le caractère imposant de la ville s’est amplifié. Au fur et à mesure que l’on se rapprochait du sol, les bâtiments étaient de plus en plus grands. Ressentir sa taille microscopique dans la structure d’acier puis dans Paris tout entier, c’est aussi ça qui nous a fait rêver.

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Le temps de narguer les agents de sécurité, et nous étions déjà repartis dans le squelette de la tour, pour rallier la terre ferme.
Là aussi, vidéo 🙂

Au final, la descente nous aura pris quatre minutes et des poussières… Une fois en bas, nous contemplons une dernière fois ce géant de métal, en se promettant qu’on reviendrait, mieux préparés, pour atteindre le sommet.
Car cette aventure nous laisse gravés de superbes souvenirs de Paris, mais aussi d’un effort condensé en une poignée de minutes. Au niveau physique, rien à voir avec le Parcours Batier survolé par Cyril la veille, mais au delà de l’aspect sportif et ses limites, cela permet de découvrir la ville sous un nouveau jour, tout en méritant ce point de vue saisissant.

L’objectif suivant ? Retenter l’ascension plus affûtés (et sans prise de sang si possible), car ce qu’on a parcouru pour atteindre le deuxième étage ne représente que la moitié de la distance totale jusqu’au troisième.

Une superbe expérience et une belle façon de dire au revoir à Paris. Mais la tour ne perd rien pour attendre, et à notre retour, j’espère qu’on ira jusqu’au bout !

Petits conseils si vous souhaitez vous aussi grimper la Tour:
– Attention à bien arriver tôt (avant l’ouverture des guichets) et si possible en semaine, parce que même aux escaliers la file d’attente augmente très vite. Pour info, l’ascension par les escaliers coûte 3,50 euros.
– Prendre de l’eau avec soi, c’est vraiment appréciable une fois en haut
– Et s’échauffer un peu avant de se lancer dans la gueule du loup (on retiendra la leçon)

Et pour finir, merci à Pierre pour le partage de cette aventure ! Comme t’as dit mec, « c’est bon, maintenant on a fait notre petit footing matinal » 🙂

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commentaires
  1. Cyril dit :

    Un très bel article antoine !

    Beaucoup de beauté s’en dégage, tu évoque ton excursion dans cette tour avec beaucoup d’humanisme, entre la fragilité et la fascination.

    Les derniers escaliers sont bloqués à cause de travaux en ce moment ? Ce serait tentant de les faire d’une traite.

    j’ai pensé à toi en voyant ça : http://www.ina.fr/video/AFE85010268

    Hâte de découvri d’autres articles dans cette veine, sur bordeaux par exemple 🙂

    Continue à nous alimenter cette fourmilière.

    • Salut Cyril !
      Merci, j’ai essayé de retranscrire dans l’article les émotions qui nous gagnent pendant le parcours, et j’ai regardé juste après ton article sur le parcours Batier…
      On y ressent ta passion débordante et les efforts traversés, juste que c’est à des années lumières de notre petite escapade dans Paris 🙂

      Les escaliers menant au troisième étage sont du côté est, et ils sont interdits au public. Mais on a nos petites idées pour y accéder 😉

      Le reportage est génial, faut être carrément barge pour faire du trapèze à 200m de haut et sans filet !
      Encore une autre dimension des exploits réalisés sur cette tour…

      J’ai déjà quelques pistes pour Bordeaux, et je ne manquerai pas de raconter tout ça dans ces galeries !

  2. […] bel article dans la Fourmilière sur les escaliers de la Tour […]

  3. […] Sur le toit de Paris (enfin presque) […]

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