Lettre d’Espagne #2

Publié: janvier 28, 2015 dans Cartes Postales

Me voilà de retour pour une nouvelle carte postale venue d’ailleurs.
Cet article fait suite à la première lettre, que vous pouvez lire ici: https://danslafourmiliere.wordpress.com/2014/12/02/lettre-despagne/.
Aujourd’hui, j’aimerais vous donner un petit aperçu de la ville de Barcelone, et de l’ambiance qui y flottait en cette fin d’année.
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Le trajet depuis Madrid est assez long (environ 8 heures), mais loin d’être ennuyant. Si on voit défiler toute la journée derrière une vitre (les jours s’étant peu à peu raccourcis), cela nous permet d’assister à un jeu de lumières extraordinaires au fur et à mesure que le soleil se couche. On traverse de magnifiques paysages, au milieu de géants de pierre et de plaines immenses.
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Une fois arrivés, c’est le froid qui se fait tout de suite sentir. Maintenant que l’on est en bord de mer, l’air chargé d’humidité se faufile entre nos vêtements à la nuit tombée.
Quand on cherche à connaître un nouvel endroit, il faut prendre le temps de s’en imprégner. D’en arpenter les allées, pour ressentir en soi ce climat différent. Cela demande aussi une grande attention, pour qu’à chaque instant nous puissions saisir au vol des détails insignifiants, qui nous permettront de prendre pied, de nous repérer. Lorsqu’il s’agit de grandes villes, comme ici, le tumulte de la vie urbaine nous emporte dans sa folle course contre la montre, et nous empêche de faire connaissance, pas à pas. Pour s’affranchir du rythme effréné de ces ruches bourdonnantes, il reste la nuit et le petit matin.
Je suis donc parti à la découverte de la ville qui, doucement, s’éveille. En passant par le Barrio Gotico, et ses dédales de ruelles médiévales qui nous amènent jusqu’au port. Les innombrables voiliers qui ont jeté l’ancre donnent naissance à une forêt de mâts, derrière laquelle se dessinent les hauteurs de Barcelone. On entrevoit notamment le téléphérique de MontJuic, qui surplombe le rivage.
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Après avoir marché sur un pont flottant, et contemplé une vertigineuse statue de Christophe Colomb, on quitte les quais pour revenir au cœur de la ville, et de sa circulation qui s’est maintenant intensifiée. On emprunte à présent la « rambla », avenue piétonne qui relie le vieux port au centre historique. L’occasion de se perdre dans un marché couvert, où résonne déjà le bruit d’une foule venue se retrouver au comptoir des multiples échoppes.
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En continuant à remonter la ville, de place en place, on croise un marché de noël sur l’esplanade de la cathédrale. Il est dédié à la confection de crèches miniatures, tradition incontournable en Espagne lors des fêtes de fin d’année.
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Et, à l’heure où l’on arrive sur les grands boulevards, on préfère s’échapper à travers les parcs et autres jardins. Par chance, le parc de la ciutadela se trouve à quelques pas. Les espaces verts cachent un petit lac et une incroyable fontaine. La présence d’un magicien faisant d’énormes bulles de savon nous aide à oublier l’agitation qui règne au dehors. Un instant hors du temps qui fascine l’âme d’enfant restée au plus profond de nous.
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Alors que le soleil entame sa descente, on reprend notre chemin vers le Parque Güell, créé par l’architecte Gaudi pour l’ensemble des habitants de Barcelone. On y trouve un beau point de vue, et la ville toute entière s’étend à nos pieds, jusqu’à la plage et la mer Méditerranée. On distingue la Sagrada Familia, chantier pharaonique de cathédrale commencé par le même Gaudi, et encore inachevé. Mais pour avoir un regard d’ensemble sur Barcelone, il nous faut encore monter sur les hauteurs. C’est là, depuis un mirador à flanc de colline, que l’on peut longuement admirer le coucher de soleil teintant le ciel et ses nuages. Avant de plonger dans l’ombre la ville et ses quartiers qui, un à un, s’illuminent.
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En revenant vers le centre, on passe au pied de la Sagrada Familia. Un édifice gigantesque qui fourmille de détails, et semble en perpétuelle évolution. Les façades montrent chacune une architecture différente, témoin des personnes ayant succédé à Gaudi pour mener la construction. Et pourtant, tout est en harmonie. Un peu à l’image de la ville de Barcelone elle-même…
Nous montons maintenant à Montjuic, où se trouve le Palais de la culture catalane. Avec les éclairages de sa façade et ses fontaines en escaliers, le lieu rayonne dans la nuit.
Toutes les rues parées de lumières dégagent une ambiance douce, et les places vues au cours de la journée prennent un tout autre visage. Comme en suspension alors que l’obscurité laisse libre cours à notre imagination.
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Barcelona - Montjuic MNAC
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Le lendemain, il faut marcher jusqu’à la plage. Puis, sous un ciel dégagé, entre les palmiers, la mer apparaît. L’occasion était trop belle pour la laisser passer, et en laissant mes affaires sur le sable, je cours me perdre dans l’eau. En cette première semaine de décembre, elle est fraîche. Mais il fait quand même moins froid qu’à l’air libre, et en nageant on prend conscience de la chaleur de notre propre corps. De la vie qui nous habite, et notre résistance face à cet environnement glacé. En apesanteur au cœur des vagues, on se laisse ramener au bord, tranquillement. Au bout d’un quart d’heure, le plus dur est finalement de sortir de l’eau pour se rincer et se changer. Le vent rappelle soudainement l’hiver qui approche et, contre toute attente, c’est à ce moment là qu’il faut faire preuve de courage.
Une fois habillé, on remonte la plage le regard captivé par les surfeurs, qui comme des funambules, chevauchent l’océan.
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Alors que le jour faiblit vient le moment de s’en aller. Et d’abandonner cette ville qui, étant moins étendue que Madrid, abrite un réseau de lieux incroyables disséminés un peu partout tandis que la capitale n’est en réalité qu’un vaste dortoir autour d’un centre où tout est rassemblé. En ce sens, Barcelone rappelle un peu Paris.
Cependant, avant de me lancer dans d’autres expéditions, j’ai voulu aborder de la même manière les petites rues madrilènes, à la recherche de petits trésors et bonnes adresses sous la lueur des guirlandes de Noël. Parce que l’aventure n’est pas qu’une question de distance ou d’endroits lointains. Elle dépend d’abord de vous, et de votre regard.
 

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Je vous laisse un peu de musique en attendant une autre lettre !

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commentaires
  1. […] lettre d’Espagne. Si (par malheur) vous avez loupé les précédentes, vous pouvez les lire ici et là Après les fêtes de fin d’année, retrouver soudainement le calme et le silence […]

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