Archives de la catégorie ‘Film’

Inspiration

Publié: mars 16, 2015 dans Film, La boîte à merveilles, Musique

Un souffle de motivation; pour donner un peu d’élan à nos journées qui en manquent souvent.

inception-paris

Into the Wild movie posterChasing Mavericks

En surface, Into the Wild et Chasing Mavericks sont séparés par une frontière. Celle qui oppose l’Alaska à la Californie, ou l’océan aux massifs enneigées. Mais lorsqu’on plonge au cœur de ces films, la démarcation laisse place à une énergie partagée. L’âme de deux aventuriers, et leur trajectoire fuyante comme des comètes qui filent entre les doigts.

Au cours de ces deux voyages captivants, les croisements ne manquent pas : la période autour de laquelle se déroulent les deux histoires (vers 1992), mais aussi le lieu. Ainsi, sur la route de l’Alaska, Christopher McCandless est passé par les plages où surfait Jim Moriarty…
vstplyfp

Ensuite, le hasard des rencontres qui oriente la route des deux personnages, et la démarche de préparation en vue de cette expérience.
C’est aussi la même recherche d’un chemin et poursuite d’un idéal : Un retour aux sources, l’idée d’harmonie avec la nature qui nous entoure. L’envie débordante de se fondre dans l’immensité pour se sentir vivant…

as_surf_tazy2_576

INTO+THE+WILD+PHOTO2

Peu à peu, vagues et montagnes se confondent pour incarner la raison qui nous fait vivre, ce rêve qui nous anime. Comme une invitation à embraser chaque seconde de son existence, qui trouve un écho particulier en chacun de nous.

Avant de partir, voilà quelques citations dans la même veine :

« Tout ce que la mer a à offrir ce sont ses grosses bourrasques, et de temps en temps une sensation de puissance. Il est vrai que je ne connais pas grand chose à la mer, mais ici en tout cas c’est comme ça. Et je sais aussi que dans la vie, le plus important n’est pas nécessairement d’être fort mais de se sentir fort et de se mettre à l’effort au moins une fois, de se retrouver au moins une fois dans la condition humaine la plus archaïque. Affronter seul la pierre aveugle et sourde sans rien pour vous aider ; si ce n’est vos mains et votre tête… »
Primo Levi

« Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses années »
« Il est important d’avoir des rêves assez grand pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuit »
Oscar Wilde

Et puis je vous renvoie vers Ocean, de John Butler Trio. Ça va tellement bien avec 🙂
https://danslafourmiliere.wordpress.com/2013/06/22/ocean-john-butler/

Un film puissant dans la relation qu’il établit de manière très fine entre l’esclavage des populations indigènes d’Amérique du Sud dans le passé et la situation d’exploitation qui perdure aujourd’hui.

tambien-la-lluvia-cartel-estreno

Cloud-Atlas-poster

Un autre film grandiose qui m’a beaucoup plu…
Cyril vous en parlera mieux que moi !
—————-> http://critikagogo.over-blog.com/article-cloud-atlas-2013-des-freres-wachowski-par-cyril-tuloup-117423285-comments.html

Par contre, je me charge des musiques et citations:


« Je monte les marches du monument Scott tous les matins… Et tout devient clair. J’aimerais pouvoir te montrer cette clarté. Ne t’inquiète pas tout va bien. Tout va foutrement parfaitement bien.
Je comprends maintenant que les limites entre le son et le bruit sont des conventions. Toutes les limites sont des conventions, qui attendent d’être dépassées. Chacun peut dépasser n’importe quelle convention si d’abord, on peut concevoir soi-même de le faire. Dans un moment comme celui là, je peux sentir battre ton cœur aussi clairement que je peut sentir le miens alors, je sais que cette séparation n’est qu’une illusion.
Ma vie s’étend bien au-delà des limites de ce que je suis. » (Robert Frobisher)

« La liberté. Rengaine pompeuse de notre civilisation. Il n’y a que ceux qui en sont privés qui savent ce que cela signifie. » (Sonmi-451)

« Nos vies ne nous appartiennent pas. De la matrice au tombeau, nous sommes liés aux autres. Passé et présent. Et chaque crime, chaque acte de bonté construit notre futur » (Sonmi-451)

« Des croyances comme la peur ou l’amour sont des forces à comprendre comme nous comprenons la théorie de la relativité et les principes de l’incertitude. Un phénomène qui détermine le cours de nos vies.
Hier, ma vie avait pris une direction. Aujourd’hui, elle en prend une autre.
Hier, je n’aurais jamais cru pouvoir faire ce que je fais aujourd’hui.
Ces forces qui souvent refondent le temps et l’espace, et qui altèrent ceux que nous imaginons être, commencent bien avant notre la naissance et continuent après notre mort.
Nos vies et nos décisions sont écoutées à chaque instant, à chaque point d’intersection et à chaque rencontre, elles suggèrent potentiellement une nouvelle direction »

Diarios de motocicleta

« Ceci n’est pas un récit d’exploits impressionnants, c’est un fragment de vie de deux êtres qui ont parcouru un bout de chemin ensemble en partageant les mêmes aspirations et les mêmes rêves. »
Ernesto Guevara de la Serna, Carnets de voyage

Ernesto Guevara de la Serna. Un nom qui sonne mal. Ou plutôt, qui sonne faux, tandis que l’empire médiatique de l’outrance, avide de spectaculaire, en a fait un mythe aseptisé pour le ranger dans la norme.

« Che guevara », idole de surface, figure travestie aux causes perverties. Symbole de tout et de rien, d’une jeunesse fade exaltée par de faux airs de révolte. Produits dérivés portant un visage non consentant aux nues d’une société du profit à tout prix, aux antipodes des idéaux qui l’ont guidé de son vivant.
Profanation de la vie et des actes d’homme indigné par la réalité que l’on camoufle sans remords, de l’infamie quotidienne traversée en silence par tant de ses semblables et rencontrée au fil de la route.

Pour laver l’affront et comprendre qui était vraiment ce personnage mondialement méconnu, jetez un œil à ce road-movie retraçant le voyage initiatique de l’étudiant en médecine de 23 ans parti avec ses rêves, son imagination et sa soif d’aventure pour seuls bagages.
En selle d’une machine déglinguée à travers le continent sud américain, livré au hasard et à l’improvisation pour regarder en face la grandeur retranscrite sur le papier et constater les errements d’une civilisation.
L’occasion de suivre la prise de conscience progressive qui fera naître l’essence de la lutte du Che, tout en ressentant cette même rage bouillonnante se propager en nous.


« No es este el relato de hazañas impresionantes. Es un trozo de dos vidas tomadas en un momento, en que cursaron juntas un determinado trecho, con identidad de aspiraciones y conjunción de sueños. Fue nuestra visión, ¿demasiado estrecha? ¿Demasiado parcial? ¿Demasiado apresurada? ¿Fueron nuestras conclusiones demasiado rígidas? Tal vez. Pero ese vagar sin rumbo, por nuestra mayúscula América, me ha cambiado más de lo que creí. Yo, ya no soy yo, por lo menos no soy el mismo yo interior. »

EASYRIDER-SPTI-14.tif

« Une fois de plus, nos valises cabossées s’empilaient sur le trottoir; on avait du chemin devant nous. Mais qu’importe: la route, c’est la vie »
Jack Kerouac, Sur la Route

Comme une borne routière, ce road movie marque un tournant dans la vision que l’Amérique a d’elle même, et cette image qu’elle envoie aux autres pays. Témoin d’une autre époque, de l’American Way of Life en plein mouvement hippie. Easy Rider, film de Dennis Hopper sorti en 1969 a tout compris. Des musiques qui font trembler par leur justesse, des paysages à couper le souffle, et des motos. Et surtout, le seul et l’unique Born To Be Wild de Steppenwolf, en harmonie totale avec les images et l’esprit du film.
Un mythe qui continue sa route aujourd’hui, qui n’a rien perdu de son aura et qui pousse à la réflexion.
La vie, c’est le ruban d’asphalte qui se déroule devant nos yeux. Guidés par les lignes peintes, on suit un chemin tracé. Mais qui sait ce qui se cache derrière le virage, ou la ligne d’horizon ?
Et pas la peine de rouler le plus vite possible. On ne sait pas où cette route s’arrêtera. Probablement, elle n’a pas de fin. Alors partir sur la route, c’est commencer un voyage initiatique, et profiter de ce que l’on a, ce que l’on voit, et ceux que l’on rencontre.
Que demander de plus ? Du temps, prendre le temps de regarder en entier cette merveille de la culture actuelle. Je vous le promets, ça vaut le coup.