En veilleuse

Publié: mars 8, 2015 dans Dans les carnets
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En veilleuse
08/03/15

Un peu de musique…

Publié: février 27, 2015 dans La boîte à merveilles, Musique

…Et trois minutes de rêve en attendant les jours meilleurs. Quand le marchand de sable n’oubliera plus de passer au dessus de nos têtes.

« Youthful hearts
Get stretched along the road
And buried under all they’ve come to know.
Living fast
‘Cause this wilderness won’t last.
These days just blow away into the past.

When we got here we were young men
What we’ve done has made us old.
Left us die out in these frozen fields so far away from home.
And if I live to see the end
I’m gonna make a brand new start
But I’ll never be the same again
Without my youthful heart

If I get old I’m living easy.
Find a nice old country home.
Let the land do what she wants to.
Leave her wild and overgrown.
And when I’m sure my days are numbered
Find a nice place in the fields
And thank that little voice inside my head
For such good company… »

Par la main

Publié: février 14, 2015 dans Dans les carnets
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Par la main
14/02/15

Il n'y a rien d'aussi clair
28/01/15

Lettre d’Espagne #2

Publié: janvier 28, 2015 dans Cartes Postales

Me voilà de retour pour une nouvelle carte postale venue d’ailleurs.
Cet article fait suite à la première lettre, que vous pouvez lire ici: https://danslafourmiliere.wordpress.com/2014/12/02/lettre-despagne/.
Aujourd’hui, j’aimerais vous donner un petit aperçu de la ville de Barcelone, et de l’ambiance qui y flottait en cette fin d’année.
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Le trajet depuis Madrid est assez long (environ 8 heures), mais loin d’être ennuyant. Si on voit défiler toute la journée derrière une vitre (les jours s’étant peu à peu raccourcis), cela nous permet d’assister à un jeu de lumières extraordinaires au fur et à mesure que le soleil se couche. On traverse de magnifiques paysages, au milieu de géants de pierre et de plaines immenses.
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Une fois arrivés, c’est le froid qui se fait tout de suite sentir. Maintenant que l’on est en bord de mer, l’air chargé d’humidité se faufile entre nos vêtements à la nuit tombée.
Quand on cherche à connaître un nouvel endroit, il faut prendre le temps de s’en imprégner. D’en arpenter les allées, pour ressentir en soi ce climat différent. Cela demande aussi une grande attention, pour qu’à chaque instant nous puissions saisir au vol des détails insignifiants, qui nous permettront de prendre pied, de nous repérer. Lorsqu’il s’agit de grandes villes, comme ici, le tumulte de la vie urbaine nous emporte dans sa folle course contre la montre, et nous empêche de faire connaissance, pas à pas. Pour s’affranchir du rythme effréné de ces ruches bourdonnantes, il reste la nuit et le petit matin.
Je suis donc parti à la découverte de la ville qui, doucement, s’éveille. En passant par le Barrio Gotico, et ses dédales de ruelles médiévales qui nous amènent jusqu’au port. Les innombrables voiliers qui ont jeté l’ancre donnent naissance à une forêt de mâts, derrière laquelle se dessinent les hauteurs de Barcelone. On entrevoit notamment le téléphérique de MontJuic, qui surplombe le rivage.
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Après avoir marché sur un pont flottant, et contemplé une vertigineuse statue de Christophe Colomb, on quitte les quais pour revenir au cœur de la ville, et de sa circulation qui s’est maintenant intensifiée. On emprunte à présent la « rambla », avenue piétonne qui relie le vieux port au centre historique. L’occasion de se perdre dans un marché couvert, où résonne déjà le bruit d’une foule venue se retrouver au comptoir des multiples échoppes.
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En continuant à remonter la ville, de place en place, on croise un marché de noël sur l’esplanade de la cathédrale. Il est dédié à la confection de crèches miniatures, tradition incontournable en Espagne lors des fêtes de fin d’année.
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Et, à l’heure où l’on arrive sur les grands boulevards, on préfère s’échapper à travers les parcs et autres jardins. Par chance, le parc de la ciutadela se trouve à quelques pas. Les espaces verts cachent un petit lac et une incroyable fontaine. La présence d’un magicien faisant d’énormes bulles de savon nous aide à oublier l’agitation qui règne au dehors. Un instant hors du temps qui fascine l’âme d’enfant restée au plus profond de nous.
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Alors que le soleil entame sa descente, on reprend notre chemin vers le Parque Güell, créé par l’architecte Gaudi pour l’ensemble des habitants de Barcelone. On y trouve un beau point de vue, et la ville toute entière s’étend à nos pieds, jusqu’à la plage et la mer Méditerranée. On distingue la Sagrada Familia, chantier pharaonique de cathédrale commencé par le même Gaudi, et encore inachevé. Mais pour avoir un regard d’ensemble sur Barcelone, il nous faut encore monter sur les hauteurs. C’est là, depuis un mirador à flanc de colline, que l’on peut longuement admirer le coucher de soleil teintant le ciel et ses nuages. Avant de plonger dans l’ombre la ville et ses quartiers qui, un à un, s’illuminent.
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En revenant vers le centre, on passe au pied de la Sagrada Familia. Un édifice gigantesque qui fourmille de détails, et semble en perpétuelle évolution. Les façades montrent chacune une architecture différente, témoin des personnes ayant succédé à Gaudi pour mener la construction. Et pourtant, tout est en harmonie. Un peu à l’image de la ville de Barcelone elle-même…
Nous montons maintenant à Montjuic, où se trouve le Palais de la culture catalane. Avec les éclairages de sa façade et ses fontaines en escaliers, le lieu rayonne dans la nuit.
Toutes les rues parées de lumières dégagent une ambiance douce, et les places vues au cours de la journée prennent un tout autre visage. Comme en suspension alors que l’obscurité laisse libre cours à notre imagination.
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Barcelona - Montjuic MNAC
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Le lendemain, il faut marcher jusqu’à la plage. Puis, sous un ciel dégagé, entre les palmiers, la mer apparaît. L’occasion était trop belle pour la laisser passer, et en laissant mes affaires sur le sable, je cours me perdre dans l’eau. En cette première semaine de décembre, elle est fraîche. Mais il fait quand même moins froid qu’à l’air libre, et en nageant on prend conscience de la chaleur de notre propre corps. De la vie qui nous habite, et notre résistance face à cet environnement glacé. En apesanteur au cœur des vagues, on se laisse ramener au bord, tranquillement. Au bout d’un quart d’heure, le plus dur est finalement de sortir de l’eau pour se rincer et se changer. Le vent rappelle soudainement l’hiver qui approche et, contre toute attente, c’est à ce moment là qu’il faut faire preuve de courage.
Une fois habillé, on remonte la plage le regard captivé par les surfeurs, qui comme des funambules, chevauchent l’océan.
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Alors que le jour faiblit vient le moment de s’en aller. Et d’abandonner cette ville qui, étant moins étendue que Madrid, abrite un réseau de lieux incroyables disséminés un peu partout tandis que la capitale n’est en réalité qu’un vaste dortoir autour d’un centre où tout est rassemblé. En ce sens, Barcelone rappelle un peu Paris.
Cependant, avant de me lancer dans d’autres expéditions, j’ai voulu aborder de la même manière les petites rues madrilènes, à la recherche de petits trésors et bonnes adresses sous la lueur des guirlandes de Noël. Parce que l’aventure n’est pas qu’une question de distance ou d’endroits lointains. Elle dépend d’abord de vous, et de votre regard.
 

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Je vous laisse un peu de musique en attendant une autre lettre !

Delicate, Damien Rice

Publié: janvier 11, 2015 dans La boîte à merveilles, Musique
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Quelques minutes de douceur dans ce monde absurde

Soundtrack (suite)

Publié: janvier 8, 2015 dans La boîte à merveilles, Musique
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Une bande son pour le film d’une année, le film de nos vies qui continue de tourner sur l’écran noir de nos nuits blanches.

https://www.youtube.com/watch?v=Amxirj2vULQ (/!\ Attention, certaines images peuvent être violentes)

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Passage(s)

Publié: janvier 2, 2015 dans Dans les carnets
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Passage(s)
Nuit du 31/12/14 au 1/1/15

Hibernation

Publié: décembre 14, 2014 dans Dans les carnets
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Hibernation
14/12/14

Lettre d’Espagne #1

Publié: décembre 2, 2014 dans Cartes Postales

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J’inaugure aujourd’hui une nouvelle forme de reportage dans cette fourmilière.
Cette carte postale venue d’ailleurs, c’est un espace que l’on espère remplir de récits, d’aventures, de sons et d’images. Parce que lorsque la distance nous sépare, il revient à chacun de faire voyager l’autre pour se rapprocher.
Rassurez vous, je ne suis pas bien loin. Juste de l’autre côté des Pyrénées, en plein milieu de l’Espagne, sous les toits de Madrid. Et, n’ayant pas pu emmener mon atelier (une sombre histoires de règles de sécurité dans les avions); je n’ai que des mots, des photos et de la musique à vous montrer. Mais quitte à vivre dans un autre pays, autant partir à sa découverte plutôt que de rester coincé avec les mêmes activités. J’espère en tout cas que cela parviendra à vous transporter, et faire oublier pendant quelques instants une dure journée.
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Aujourd’hui, le fait d’aller à l’étranger se résume trop souvent à transposer ses habitudes, sa zone de confort et son mode de vie dans d’autres murs. Où est la surprise ? Où est l’inattendu ?
La peur que chacun projette sur ses semblables entraîne un repli sur soi. Pourtant, le voyage est une chance de se défaire de son quotidien pour partir à la rencontre de nouveaux points de vue, en s’adaptant à chaque situation au lieu de rester crispé sur ce que l’on connaît.
Dans un premier temps on essaie d’aménager un environnement familier. Mais une fois l’installation passée, cette bulle rassurante n’est rien d’autre qu’un abri, dont il faut savoir s’absenter. Pour le grand saut dans l’inconnu, et la découverte du nouveau monde.
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Madrid, c’est la capitale la plus haute d’Europe (mis à part Andorre), culminant à 670 mètres d’altitude. Loin d’être impressionnant, vous en conviendrez, par contre on peut voir au loin toutes les montagnes qui nous entourent. Et, si j’habite au cœur de la ville, le campus se trouve quant à lui au nord ouest, dans une banlieue qui devient vite campagne. Pendant chaque trajet, j’ai le temps de plonger mon regard dans le ciel et ses nuages magnifiques. En s’éloignant du centre, on passe devant les vertigineux gratte ciels avant de retrouver la nature.
Pour faire connaissance avec ce nouvel endroit, j’ai passé mes premiers jours à marcher dans la rue. Et une fois que l’on a vu les immeubles imposants, datant pour la plupart de la dictature franquiste, on ressent le besoin de s’évader. Dans les quartiers oubliés, à l’ombre des parcs, voire encore plus loin: La position centrale de Madrid permet de s’en aller, en fin de semaine, aux quatre coins du pays. Il suffit pour cela de croiser les rares personnes qui acceptent de vous prendre en stop, ou alors de payer un covoiturage.
La ville n’est pas aussi oppressante que Paris. Et même s’il y a plus de place, et que tout est plus aéré, on finit par se sentir à l’étroit.

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Emporté par l’appel des grands espaces, je me suis rendu au milieu de nulle part; dans la région d’Aragón (à mi chemin entre Madrid et Barcelone). Des plaines arides, du sable et de la roche à perte de vue. Avec quelques châteaux abandonnés. En ces premiers jours d’automne, j’ai planté ma tente au bord d’un lac, qui apparaît comme une oasis en plein désert. L’endroit idéal pour se sentir tout petit, dépassé par l’immensité de la nature, et garder les pieds sur terre.
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Mi novembre, j’ai cette fois choisi d’aller voir la mer et de profiter du climat encore doux pour me baigner une dernière fois avant l’hiver.
Valence est une ville presque aussi grande que Madrid, et les immeubles y sont parfois encore plus démesurés. Mais ce qui se cache derrière les façades est bien plus intéressant. Au fur et à mesure que l’on s’approche du rivage, les bâtiments laissent leur place à des petites maisons de pêcheurs avec les filets séchant aux balcons.
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Et au bout de dix minutes de marche, on aperçoit enfin la plage. En cette période, elle est déserte. Pourtant, l’eau n’est pas si froide et on y entre facilement. Les heures passées à flotter au milieu des vagues calmes nous changent complètement les idées, et se perdre dans l’océan permet de mieux se retrouver. Sentir la présence de la nature tout autour de soi et son silence profond, reposant.
La nuit tombante et l’air frais finissent par me faire quitter les lieux, et dormir sous une tente est moins facile avec le vent polaire qui se met à souffler. Mais peu importe, car mes yeux sont pleins d’étoiles. Les souvenirs de Valence, de la plage et de l’eau bercent mon sommeil saccadé, comme les navigateurs solitaires sur leur bateau élancé.
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Malheureusement, au bout de deux jours le temps est venu de rentrer. De reprendre une place dans l’ombre de la grande ville, et son vacarme permanent. Pas pour longtemps, car sous la pluie et entre les flaques, je pense déjà à ma prochaine escapade vers Barcelone, début décembre.
Je ne manquerai pas de vous le raconter, dans la prochaine carte postale qui ne devrait pas tarder.

Je vous laisse un peu de musique pour patienter, d’ici là, portez vous bien !
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